La Coupole, la même, en mieux

Le  09/12/2015

Sans brasseries, Paris ne serait pas la capitale gastronomique qu’elle est.

Nulle part, on y ressent la même atmosphère.
J’aimais plus jeune, et encore provinciale venir m’attabler dans une des brasseries mythiques que m’offrait la capitale. Je commandais un plateau de fruits de mer, une sole, une choucroute, un confit de canard, un millefeuille… Des serveurs, élégants en smoking, nous apportaient nos plats.
Beaucoup de ces établissements ont disparu ou ont subi un sérieux lifting qui (comme chez les femmes lorsqu’il n’est pas réussi) leur a fait perdre leur âme.

Aujourd’hui, il est difficile de retrouver cette sensation : les banquettes en velours, les plats portés à bout de bras, l’agitation sans la pression, la convivialité et la proximité malgré un grand espace, les plats typiques de ces endroits.

Rien de tout cela pour la mythique Coupole inaugurée en 1927.

La plus grande brasserie de Paris a été repensée sans rien perdre de ses atouts. Au contraire, avant de se pencher sur son assiette on pourrait passer des heures à admirer le plafond, les colonnes, le sol en mosaïque typiquement art déco. Par les soins d’une décoration réussie, tout a changé, rien n’a changé.

Fermez les yeux. Peut-être apercevrez vous Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir dinant côte à côte, Jean Cocteau, Mistinguett faisant la folle, Man Ray, Salvador Dalí, Edith Piaf, Albert Camus y fêtant son prix Nobel, Georges Simenon, Kiki de Montparnasse se jetant nue dans la vasque, au milieu de la salle… tous ce que Paris comptait d’artistes qui nous ont fait rêver.

Aujourd’hui, le chef, Vakhtang Meliava, accompagné de 45 cuisiniers (et oui, il faut ce qu’il fait pour servir 400 couverts !)est là pour proposer le fameux curry d’agneau revisité à sa façon, le dos de cabillaud, le cœur de saumon tout en ajoutant à la carte des créations plus personnelles. J’ai gouté la royale de foie gras, la choucroute de poissons. La tartelette aux deux chocolats, nougatine amande mise au point par le chef pâtissier Benoit Weber a fini de me convaincre (attention addiction assurée). Tout était gouteux et de qualité.
La bonne nouvelle c’est que si le lieu vous plait autant qu’il m’a enchanté vous pourrez y passer du temps du matin jusqu’au soir. Petit déjeuner, grignotage, déjeuner, diner, thé, cocktail et bar à champagne.
Si vous avez envie de sortir de votre ordinaire essayez le thé dansant du dimanche et si enfin, vous ne savez pas ou finir et commencer l’année, pensez à réserver votre soirée de réveillon, la soirée promet d’être festive et gourmande.

 

 

La Coupole

102, bd du Montparnasse

75014 Paris

+33 1 43 20 14 20

http://www.lacoupole-paris.com/fr/


Crédit photo:Daniela Jeremijevic

 

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